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 Quelques études intéressantes...

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Vavid
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MessageSujet: Les abeilles sont nos amies...   Jeu 31 Mai - 23:08

Les équipes du Centre de recherche cognitive animale (UMR 5169, UPS - CNRS) ont prouvé lors d'une étude que les abeilles étaient capables de reproduire et d'élaborer des concepts abstraits. Une découverte capitale qui permet de comprendre aussi le fonctionnement du cerveau humain.

Atlantico : L'équipe dont vous faites partie a démontré dans les conclusions d'une récente étude que les abeilles étaient capables d'apprendre et de reproduire des concepts abstraits. Quelle démarche avez-vous mené pour arriver à éduquer ces abeilles ?

Martin Giurfa : Notre équipe s’intéresse à l’apprentissage et la mémoire chez les insectes et particulièrement chez les abeilles. Deux facultés mises en évidence par le simple fait que les abeilles mémorisent la couleur et les odeurs des espèces florales capables de leur fournir du nectar. et peuvent ainsi y retourner sans risque d'être déçue.

Ce qui nous a tout particulièrement intéressé - au-delà des apprentissages simples que l’on trouve chez tous les animaux - c'est de savoir si l'on pouvait trouver des capacités plus complexes (qu’on ne pensait réservées aux hommes ou à certains primates), telles que l’apprentissage de concepts ou de règles. On a donc entraîné les abeilles à la réalisation de quelques exercices : la circulation dans un labyrinthe en "Y"où, par exemple, elles ont le choix entre deux alternatives. Si les abeilles font le bon choix, elles sont récompensées par une gouttelette d’eau sucrée. Sinon, elles sont punies par une gouttelette de quinine. La règle qu’on l’on tentait de leur inculquer était de choisir toujours deux objets l’un au dessus de l’autre et différents entre eux. Ici on a donc mobilisé deux concepts : « au-dessus de » et « différent de ». Le mauvais choix était de sélectionner deux objets différents mais l’un à côté de l’autre.

Une fois que l'ont réussi a vérifier que les abeilles étaient entraînées à cet exercice et qu'elles le réussissaient, on a tenté de les dérouter en choisissant des objets nouveaux avec lesquels elles n’avaient jamais travaillés. A ceci près que les dits-objets étaient soit dans la bonne relation, soit dans la mauvaise. Avec ce nouvel exercice, elles allaient nous montrer si elles avaient réussi non seulement l’exercice mais aussi son concept. Or, les abeilles ont toujours correctement répondu aux exercices une fois que ceux-ci répondaient aux relations « au-dessus » de et « différent de ». Leur choix étaient donc bien guidés par deux idées, peu importe l’objet.

Le sujet de votre étude était donc d’éclaircir le mode de fonctionnement des insectes...

Non, nous n’étions pas concentrés par les insectes en eux-mêmes, mais nous cherchons à démontrer que par leur étude nous pouvons mieux comprendre notre cerveau humain. Voilà notre pari : nous venons de démontrer que ces capacités existaient au cœur de cerveaux de petite taille. Désormais, nous saurons donc chercher dans un cerveau plus dense et plus grand tel que le cerveau humain.

Comparons les deux cerveaux. Le cerveau humain a un volume d’à peu-près 1100 cm3, il tient dans deux mains. Le cerveau d’une abeille tient à peine dans 1mm3 soit la taille d'une tête d’épingle. Dans le cerveau humain il y a en moyenne 100 milliards de neurones, dans celui d’une abeille 950 000 neurones. Une fois ces données posées : serait-il plus pratique de chercher les réseaux responsables de l’apprentissage dans 100 milliards de neurones ou dans 950 000 ? Le pari est donc de trouver grâce aux insectes, les réseaux d’apprentissage complexes, de comprendre comment ils fonctionnent et aller chercher chez l’homme s’il y a des réseaux organisés de la même façon.

Vous confirmez donc que la taille du cerveau ne joue pas dans l’organisation de réseaux complexes ?

Exactement. On a toujours eu tendance a corréler les capacités intellectuelles à la taille du cerveau. Or ce raisonnement n’est pas valable et le cas des abeilles en est encore un exemple. Leur cerveau est petit, il paraît simple mais ne l’est vraiment pas.

Comment transposer ses recherches au réseau ultra-complexe du cerveau de l’Homme ?

La première chose à faire est entrer dans ce petit cerveau par des techniques invasives qui nous permettent de voir comment il fonctionne. En cela les techniques d’imageries sont un grand atout car elles nous permettent de mesurer la réponse des neurones alors que l’animal est vivant et stimulé. De cette façon nous pouvons observer et détecter, alors que l’animal est entrain de résoudre un problème, les neurones qui s’activent et de voir quels sont les réseaux qui ont sont responsables et enfin déterminer leurs câblages.

Une fois sur le cerveau humain, le défi sera de rechercher des câblages similaires et multipliés par un million de fois. Il se peut aussi qu’on ne les trouve pas et cela confirmerait que le cerveau humain est unique et différent.

Mais s’ils existent, où aller chercher les câblages similaires ?

Pour l’instant, nous ne savons pas encore. Mais nous avons des hypothèses : en effet en termes de régions, sans parler du câblage, on sait que dans le cerveau humain le cortex préfrontal est capital pour la résolution de problèmes. Évidemment, on ne sait pas comment les neurones de cette zone se connectent. Cette piste nous donne déjà une idée de l’endroit où aller chercher les câblages qui retiennent notre attention et qui pourraient ressembler à ce que nous avons observé chez l’abeille.
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Vavid
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MessageSujet: Quelques études intéressantes...   Jeu 14 Mai - 21:09

Plus une semaine ne passe sans que de nouvelles pierres soient déposées dans le jardin des néonicotinoïdes, ces insecticides suspectés d’être un élément déterminant dans le déclin récent des abeilles domestiques, des insectes pollinisateurs et des oiseaux.

Après la publication, début avril, d’un rapport des académies des sciences européennes critiquant sévèrement les « impacts négatifs sévères » de ces molécules sur l’environnement, la revue Nature publie, jeudi 23 avril, deux nouvelles études qui assombrissent encore le bilan de ces pesticides introduits sur le marché au milieu des années 1990.

La première, conduite par Geraldine Wright et Sébastien Kessler (université de Newcastle, Royaume-Uni) a consisté à tester la capacité des abeilles domestiques (Apis mellifera) et des bourdons (Bombus terrestris) à éviter spontanément les plantes traitées aux néonicotinoïdes. Le résultat est stupéfiant : non seulement ces insectes ne sont pas repoussés par ces substances insecticides, mais ils sont attirés par elles.

Effets sur le système nerveux central

« Lorsque des butineuses affamées pouvaient choisir entre une solution sucrée traitée à un néonicotinoïde et une non traitée, aucune des deux espèces n’a évité la nourriture traitée, détaillent Nigel Raine (université de Guelph, Canada) et Richard Gill (Imperial College, Royaume-Uni), dans un commentaire publié par Nature. De manière surprenante, les insectes préfèrent en fait les solutions traitées avec l’imidaclopride et le thiaméthoxame [deux des néonicotinoïdes les plus répandus]. » Les auteurs de l’étude suggèrent que cet effet étonnant est lié à l’action pharmacologique de ces insecticides sur le système nerveux central – un peu comme certaines substances exercent une attirance sur l’homme tout en lui causant des dommages (nicotine, etc.). En outre, les tests menés en laboratoire suggèrent que les bourdons sont plus sensibles à cet effet que les abeilles domestiques.

La conséquence de cette situation paradoxale – les insectes sont attirés par des substances qui les tuent – est que ces deux espèces de pollinisateurs, parmi les plus importantes pour le fonctionnement des systèmes agricoles et des écosystèmes, sont dans le milieu naturel plus exposées à ces produits que généralement escompté.
Ces nouveaux travaux sont publiés alors que la Commission européenne doit réexaminer, fin 2015, le moratoire mis en place en décembre 2013 sur certains usages de trois néonicotinoïdes
Avec quelles conséquences ? C’est l’objet de la seconde étude publiée par Nature, menée par des chercheurs suédois conduits par Maj Rundölf (université de Lund, Suède). Les auteurs ont inclus 16 champs de colza dans leur expérience, tous étant situés dans le sud de la Suède et tous faisant partie intégrante de paysages semblables. La moitié des champs analysés étaient traités avec un néonicotinoïde courant (la clothianidine) couplé à de la cyfluthrine (un insecticide de la famille des pyréthroïdes) ; l’autre moitié n’avait reçu que la cyfluthrine pour traitement insecticide. Maj Rundölf et ses collègues ont ensuite suivi l’état des colonies de bourdons et d’abeilles domestiques dans ces champs, ainsi que celui d’une abeille solitaire (Osmia bicornis).

Réexamen du moratoire européen

Les auteurs observent d’abord que l’abondance de bourdons et d’abeilles solitaires est réduite de moitié dans les champs ayant reçu un traitement systémique à base de clothianidine (ou les semences ont été enrobées du principe actif) par rapport aux champs témoins, exempts du néonicotinoïde. Les colonies de bourdons montrent en outre un succès reproductif très inférieur dans les champs traités. Et les abeilles solitaires nées à proximité de ces derniers ne reviennent jamais y nicher, contrairement à celles originaires des champs témoins.

En revanche, les colonies d’abeilles domestiques suivies semblent avoir été peu touchées, mais les auteurs préviennent que la puissance statistique de leur étude ne leur permet pas de détecter, sur les ruches d’Apis mellifera, des baisses démographiques de moins de 20 %.

Ces nouveaux travaux sont publiés alors que la Commission européenne doit réexaminer, fin 2015, le moratoire mis en place en décembre 2013 sur certains usages de trois néonicotinoïdes et qu’en France, un amendement à la loi sur la biodiversité imposant leur interdiction totale à partir de janvier 2016 a été adopté en première lecture.


Dernière édition par Vavid le Jeu 14 Mai - 21:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelques études intéressantes...   Jeu 14 Mai - 21:09

Les abeilles aux Etats-Unis

L’université américaine du Maryland a rendu publics, mercredi 13 mai, les résultats de son enquête annuelle sur les mortalités d’abeilles. Les chiffres présentés donnent à voir une catastrophe inédite.

Selon les données recueillies, les apiculteurs américains ont perdu en moyenne 42,1 % de leurs colonies entre avril 2014 et avril 2015. Pour la première fois, les mortalités hivernales ont été inférieures aux mortalités intervenues au cours de la saison d’activité des ruches – le printemps et l’été –, une situation décrite comme « inédite et tout à fait exceptionnelle » par l’apidologue Dennis van Engelsdorp, maître de conférences en entomologie à l’université du Maryland et coauteur de l’enquête.

Les apiculteurs ayant répondu à l’enquête – qui possèdent 15 % des colonies d’abeilles domestiques du pays – ont perdu 27,4 % de leurs colonies au cours de la saison active. L’an passé ce même chiffre n’était que de 19,8 %.

« Nous pensions traditionnellement que les pertes hivernales sont un indicateur plus important de la santé d’une ruche, car survivre au cours des mois d’hiver est un test crucial pour les colonies d’abeilles, dit M. van Engelsdorp. Mais nous savons désormais que les pertes estivales sont également significatives. C’est particulièrement vrai pour les apiculteurs commerciaux [qui possèdent plus de 50 colonies] qui perdent désormais plus de colonies en été qu’en hiver. C’est du jamais vu. »

Une concentration dans la « Corn Belt »

L’étude, co-financée par le ministère de l’agriculture américain, n’est pas destinée à établir une hiérarchie des causes possibles. Cependant, les apiculteurs amateurs, qui possèdent moins de 50 colonies, identifient le varroa, un parasite de l’abeille domestique, comme responsable de la situation, expliquent les chercheurs de l’université du Maryland.

Les résultats présentés montrent que certaines des situations les plus problématiques (plus de 60 % de pertes totales) se concentrent dans la « Corn Belt », la région des grandes cultures, les plus gourmandes en pesticides.



Répartition des pertes de colonies d'abeilles domestiques entre avril 2014 et avril 2015, aux Etats-Unis.

Ces chiffres interviennent alors que les nouvelles générations d’insecticides agricoles – dits néonicotinoïdes – sont de plus en plus montrées du doigt comme un facteur majeur du déclin des insectes pollinisateurs au sens large. Aux Etats-Unis, l’Environmental Protection Agency (EPA) a déclaré début avril qu’elle ne délivrerait plus, jusqu’à nouvel ordre, de nouvelles autorisations de mise sur le marché pour les produits intégrant ces molécules.
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MessageSujet: Re: Quelques études intéressantes...   Dim 17 Mai - 19:47

Une preuve de plus que les néonicotinoïdes présents dans certains pesticides sont néfastes pour les abeilles. Selon une étude publiée dans le Journal of the Federation of American Societies for Experimental Biology, de faibles taux de néonicotinoïdes suffisent pour détériorer les cellules nerveuses des abeilles.

Les chercheurs, des universités de St Andrews et Dundee (Ecosse), ont fourni à des bourdons de la nourriture contenant un taux de néonicotinoïdes utilisé en moyenne dans l'agriculture. Puis ils ont mesuré à quel point ces pesticides s'accumulaient dans leur cerveau.

Impossible de reconnaître l'odeur des fleurs

Sans surprise, ils ont constaté que les néonicotinoïdes agissaient rapidement, empêchant les mitochondries des cellules nerveuses de fonctionner correctement.

Résultat, les bourdons ne pouvaient pas vaquer à leurs occupations habituelles. Ils ne pouvaient pas apprendre des techniques essentielles pour reconnaître l'odeur d'une bonne fleur ou mémoriser leur trajet pour retourner dans leur colonie. Ce ne sont pas les seuls dommages causés aux abeilles. Les chercheurs ont également constaté que de faibles taux de néonicotinoïdes entraînaient:
•une réduction de 55% du nombre d'abeilles vivantes
•une réduction de 71% des couvains (ensemble des œufs, larves et nymphes) en bonne santé
•une réduction de 57% de la masse totale d'un nid d'abeille

Ce n'est évidemment pas la première fois que les conséquences des néonicotinoïdes sont pointées du doigt. "Les abeilles doivent apprendre plein de choses sur leur environnement, dont la façon de récolter du pollen sur les fleurs. L'exposition à cet insecticide néonicotinoïde semble empêcher les abeilles d'être capable d'apprendre leurs compétences essentielles", expliquait en juillet 2014 l'auteur d'une étude anglaise.

Empoisonnement du système nerveux

Les abeilles ne sont d'ailleurs pas les seules concernées: oiseaux et vers de terre pourraient également en souffrir.

"Sans aller jusqu'à les tuer directement, ils empoisonnent le système nerveux, entraînant des pertes de l'orientation et des troubles du comportement", soulignait quant à lui Peter Rosenkranz sur Arte, spécialiste de la question. "Bien sûr, cela n'est pas valable pour tous les néonicotinoïdes. Les trois d'entre eux qui sont réellement reconnus toxiques sont utilisés dans les insecticides. Ce sont des substances qui ont été interdites par l'Union européenne par précaution, en attendant d'avoir plus de données sur l'impact négatif des néonicotinoïdes sur les abeilles, les bourdons et l'ensemble de la biodiversité."

Utilisation suspendue dans l'UE pendant deux ans

Depuis fin 2013 en effet, l'Union Européenne a suspendu l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton. Il s'agit des clothianidine, imidaclopride (ces deux insecticides sont justement ceux testés par les chercheurs) et thiaméthoxame.

Une mesure qui n'est pas suffisante selon Henri Clément, porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), ces pesticides n'étant interdits "que sur certaines cultures, ils continuent d'être épandus sur d'autres et puis il reste d'autres pesticides de cette famille", déplorait-il dans un entretien donné au Monde.

Le 4 février 2015, le Sénat rejetait une proposition de résolution visant à faire interdire définitivement les néonicotinoïdes dans l'Union européenne, ce qui n'a pas manqué d'indigner les écologistes.
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MessageSujet: Re: Quelques études intéressantes...   Dim 17 Mai - 19:48

Déjà soupçonnés de tuer les abeilles, les insecticides néonicotinoïdes affectent également les oiseaux, peut-être en décimant les insectes dont ils dépendent pour se nourrir, selon une étude néerlandaise publiée le 9 juillet 2014 dans la revue Nature.

Cette étude va dans le sens d'une récente évaluation internationale qui avait conclu que certains pesticides parmi les plus utilisés dans le monde, dont certains néonicotinoïdes, avaient des effets néfastes non seulement sur les abeilles mais aussi sur les papillons, les vers de terre, les oiseaux et les poissons.

Pour leur part, les chercheurs néerlandais ont constaté une baisse des populations de 15 espèces d'oiseaux différentes de 3,5% par an, entre 2003 à 2010, dans des régions des Pays-Bas où l'eau de surface contenait des concentrations importantes de l'un de ces pesticides, l'imidaclopride, qui fait partie de trois néonicotinoïdes interdits temporairement - et pour certaines cultures - depuis le 1er décembre 2013 au niveau européen en raison de leurs effets sur la santé des abeilles.

Cette baisse coïncide avec l'utilisation croissante d'imidaclopride, substance chimique très utilisée dans le pays, souligne l'étude conduite par Caspar Hallmann, chercheur à l'université de Radboud à Nijmegen.

Les quantités utilisées de ce néonicotinoïde, autorisé en 1994 aux Pays-Bas, ont été quasiment multipliées par dix jusqu'en 2004, rapporte l'étude.

Privation de nourriture

Les chercheurs estiment que cet insecticide aurait pu avoir un effet négatif sur les oiseaux en les privant de nourriture. Les insectes constituent en effet une part importante du régime alimentaire des oiseaux en période de reproduction. Neuf des quinze espèces suivies par les chercheurs se nourrissent exclusivement d'insectes et l'ensemble des espèces en donnent à leurs jeunes pour les nourrir.

"Nos résultats suggèrent que l'impact des néonicotinoïdes dans l'environnement est même plus important que ce qui avait été rapporté dans le passé", soulignent les chercheurs.

Dans un commentaire publié dans Nature, Dave Goulson, biologiste à l'université britannique du Sussex, juge l'étude convaincante bien qu'elle ne se base que sur un lien de corrélation entre concentrations de pesticides et baisse des populations d'oiseaux sans établir formellement le lien de cause à effet entre les deux.

Seulement 5% de l'ingrédient actif du pesticide est absorbé par le végétal traitée, souligne-t-il. Une grande partie de la substance pénètre dans le sol et l'eau du sol, où elle peut persister des mois voire des années - cela peut prendre jusqu'à 1.000 jours pour que la concentration diminue de moitié dans certains sols.

Une autre étude, publiée la veille, le 8 juillet, dans la revue anglaise Functional Ecology, présentait elle aussi des inquiétudes quant aux effets à long terme des insecticides néonicotinoïdes, cette fois sur les bourdons.

Les chercheurs, Nigel Raine, professeur à Guelph’s School of Environmental Sciences et Richard Gill de l'Imperial College London, ont employé la radio-identification, une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs, appelés "radio-étiquettes", qui peuvent être collés, incorporés ou implantés dans des organismes vivants, pour comprendre les effets nocifs de ces pesticides sur 40 colonies de bourdons, pendant plus de 4 semaines.

En notant leur départ et retour au sein de la colonie, ainsi que la quantité de pollen récoltée, et de quelles fleurs, les chercheurs ont pu constater des conséquences déplorables. Les bourdons de colonies traitées par des pesticides réussissaient bien moins que les autres à butiner. Ces colonies envoyaient même plus de bourdons butiner afin de pallier le manque de pollen.

"Les abeilles doivent apprendre plein de choses sur leur environnement, dont la façon de récolter du pollen sur les fleurs", expose Raine. L'exposition à cette insecticide néonicotinoïde semble empêcher les abeilles d'être capable d'apprendre leurs compétences essentielles."

Le chercheur s'inquiète des conséquences sur la croissance et la survie des colonies de bourdons, d'autant plus que celles-ci contiennent bien moins de travailleuses que celles des abeilles.
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MessageSujet: Re: Quelques études intéressantes...   Dim 17 Mai - 19:48

Des pesticides parmi les plus utilisés dans le monde ont des effets néfastes sur la biodiversité qui ne se limitent pas aux abeilles, mais nuisent aussi aux papillons, vers de terre, oiseaux et poissons, selon une évaluation scientifique internationale présentée mardi 24 juin 2014.

Les auteurs de l'évaluation ont examiné les conclusions de quelque 800 études parues depuis une vingtaine d'années. Ils plaident pour "durcir encore la réglementation sur les néonicotinoïdes et le fipronil", les deux types de substances chimiques étudiées. Ils demandent de "commencer à planifier leur suppression progressive à l'échelle mondiale ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur utilisation dans le monde".

"Les preuves sont très claires. Nous sommes face à une menace qui pèse sur la productivité de notre milieu naturel et agricole", dit dans un communiqué le Dr Jean-Marc Bonmatin (CNRS), l'un des principaux auteurs de cette analyse menée au cours des quatre dernières années.

40% des pesticides utilisés concernés

L'évaluation a été conduite par un échantillon de 29 chercheurs internationaux dans le cadre d'un groupe de travail spécialisé dans les pesticides systémiques (conçus pour être absorbés par les plantes). Ce groupe conseille notamment l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'organisme qui rend compte de l'état de santé de la biodiversité mondiale à travers sa "Liste rouge" des espèces menacées.

Les conclusions doivent être publiées sous la forme de huit articles pendant l'été dans la revue Environmental Science and Pollution Research, précise ce groupe de travail.

Les pesticides étudiés sont "aujourd'hui les plus utilisés dans le monde, avec une part de marché estimée à quelque 40%". Ils sont aussi "communément utilisés dans les traitements domestiques pour la prévention des puces chez les chats et chiens et la lutte contre les termites dans les structures en bois".

Des effets immédiats et fatals ou chroniques

Les effets liés à l'exposition à ces pesticides "peuvent être immédiats et fatals mais également chroniques", soulignent les chercheurs, avec des effets comme la perte d'odorat ou de mémoire, une perte de fécondité, une diminution de l'apport alimentaire, comme un butinage amoindri chez les abeilles, ou encore une capacité altérée du ver de terre à creuser des tunnels.

Ces pesticides sont notamment pointés du doigt depuis quelques années comme l'une des causes expliquant le déclin des populations d'abeilles. L'Union européenne a par exemple déjà suspendu en 2013 l'usage du fipronil et de trois néonicotinoïdes en raison de leurs effets sur les pollinisateurs.

Cette nouvelle analyse montre que bien d'autres espèces sont également touchées, au premier rang desquelles les invertébrés terrestres, comme les vers de terre, indispensables maillons de la vie des sous-sols.

Suivent les pollinisateurs -- abeilles et papillons -- puis les invertébrés aquatiques, comme les gastéropodes d'eau douce et les puces d'eau, les oiseaux, les poissons et les amphibiens.

Impact "probable" sur les mammifères

Les chercheurs précisent ne pas avoir de données suffisantes pour déterminer leur impact sur les mammifères et les reptiles, même si un "impact est probable" sur ces derniers.

"Toute la biodiversité est involontairement affectée par ces produits", a réagi mardi l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) qui considère que les "pouvoirs publics français et européens" ne doivent "plus tergiverser".

"Si l'utilisation des néonicotinoïdes a été partiellement restreinte en décembre dernier par l'Union européenne, cela n'est malheureusement pas suffisant, étant donné que ces produits restent utilisés sur de très larges surfaces, comme une grande partie des céréales à paille ou sur de nombreuses cultures à fleur après leur floraison", souligne le syndicat des apiculteurs. Il met en avant aussi "la durée de vie, très longue dans le sol (plusieurs années)" de ces substances.

"Il y a maintenant urgence à décréter une moratoire total sur ces dangereux pesticides", conclut son président, Olivier Belval. Il salue le dépôt la semaine dernière au Parlement d'une proposition de résolution, soutenue par 173 parlementaires de différents partis, pour l'interdiction en Europe des insecticides néonicotinoïdes.
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MessageSujet: Re: Quelques études intéressantes...   Jeu 27 Aoû - 21:25

Les pesticides tueurs d’abeilles toujours autorisés malgré leur dangerosité

Le Monde.fr | 27.08.2015 à 17h53 • Mis à jour le 27.08.2015 à 18h17 | Par Stéphane Foucart

L'Autorité européenne de sécurité des aliments estime que les trois principales molécules des néonicotinoïdes représentent « des risques élevés » pour les abeilles.

C’est une nouvelle pierre dans le jardin des néonicotinoïdes – ces insecticides soupçonnés d’être les principaux responsables du déclin des abeilles et des insectes pollinisateurs. Dans une expertise rendue publique mercredi 26 août, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que les trois principales molécules (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride) de cette famille représentent « des risques élevés » pour les abeilles, même utilisées en simple pulvérisation.

Au printemps 2013, une précédente expertise de l’agence basée à Parme avait conclu à l’identique pour les utilisations dites « systémiques » de ces trois mêmes insecticides. Ces utilisations – consistant à traiter préventivement les sols agricoles ou les semences avant leur mise en terre – entraînent l’imprégnation des plantes tout au long de leur vie, les protégeant durablement contre les ravageurs.

L’Agence européenne d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux va donc plus loin dans ses mises en garde. Celle du printemps 2013 avait conduit l’Union européenne à mettre en place, en décembre 2013, un moratoire de deux ans sur certaines utilisations « systémiques » des trois molécules en question sur le maïs, le tournesol ou encore le colza. Cependant, leur utilisation est toujours autorisée en traitement systémique sur les céréales d’hiver et en pulvérisation sur certaines cultures réputées non attractives pour les butineuses.
« L’EFSA confirme ce qui a déjà été démontré par d’abondantes preuves scientifiques : les néonicotinoïdes sont une menace sérieuse pour les abeilles et le futur de l’agriculture, commente Marco Contiero, chargé de la politique agricole à Greenpeace Europe. La Commission devrait étendre leur interdiction pour couvrir tous les usages des néonicotinoïdes, sur toutes les cultures, et mettre fin à sa politique actuelle de dérogations. Des alternatives viables non chimiques existent et l’Union européenne devrait encourager les agriculteurs à les utiliser. »

Substances controversées
Le nouvel avis conduira-t-il l’Europe à prendre de nouvelles mesures contre ces substances controversées ? L’heure est à la réévaluation du moratoire de deux ans, qui arrive à son terme fin 2015. Pour ce faire, l’EFSA a lancé un appel à données scientifiques auprès des agences de sécurité sanitaire nationales, des industriels, des organisations non gouvernementales (ONG), des institutions scientifiques, etc.

Toutes les informations pertinentes doivent parvenir à l’EFSA avant la fin septembre, afin d’y être compilées et transmises à la Commission européenne, qui prendra la décision de maintenir, d’étendre ou de revenir sur les restrictions d’usage de ces pesticides.

Rien ne semble pour l’heure acquis : en dépit de risques avérés ou fortement suspectés pour les abeilles, Bruxelles peut décider de remettre en selle ou d’autoriser certaines substances. Pour preuve, la Commission a autorisé, fin juillet, la mise sur le marché d’un nouvel insecticide neurotoxique – le sulfoxaflor –, analogue aux néonicotinoïdes et développé par la firme Dow AgroSciences. Conduite par l’EFSA et publiée en mars 2015, l’évaluation des risques de cette nouvelle molécule pointe pourtant des lacunes dans le dossier soumis par l’industriel et l’absence de certaines données écotoxicologiques. « Avec les évaluations disponibles, un risque élevé pour les abeilles n’est pas exclu et un risque élevé à long terme est indiqué pour les petits mammifères herbivores, pour les utilisations en plein champ sur le coton et les légumes », notaient les experts de l’EFSA.
L’autorisation du sulfoxaflor, accordée le 27 juillet par la Commission, est cependant assortie d’une demande de « données confirmatives » sur les effets de la substance sur les abeilles, données que Dow AgroSciences devra fournir avant août 2017. L’autorisation n’en a pas moins suscité la colère des organisations apicoles et des ONG. « Les responsables politiques chargés d’assurer la sécurité de nos abeilles et de notre environnement ont tous les outils en main pour mettre en œuvre de bonnes mesures, a déclaré Francesco Panella, président de Bee Life, la coordination apicole européenne, dans un communiqué. Il est temps que les autorités européennes cessent d’autoriser le déversement dans l’environnement de molécules hautement toxiques qui contribuent de manière décisive au déclin des pollinisateurs et de la biodiversité. » De leur côté, les agrochimistes assurent que les nouvelles générations d’insecticides e leurs nouveaux modes d’application ne sont pas responsables du déclin en question.
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MessageSujet: Re: Quelques études intéressantes...   Jeu 15 Oct - 19:18

Les abeilles valent 143 milliards de dollars. Presqu'autant qu'Apple

Par Dominique Nora

Publié le 15-10-2015 à 18h30 (nouvel obs)

Tous les ans, le plancton contribue pour plus de 187,2 milliards d'euros, les abeilles pour plus de 143,3 milliards… selon l'Indice créé par BBC Earth.


(AFP / DPA / ARNO BURGI)

En cette veille de COP21, la chaîne BBC Earth s'est demandé combien valait la nature. La question n’est pas si saugrenue. Puisque seuls les chiffres sonnants et trébuchants semblent compter en ce bas monde, pourquoi ne pas estimer la contribution financière des écosystèmes : plantes, animaux, biodiversité ?

Tout en reconnaissant que la nature avait une valeur intrinsèque qui ne pouvait bien sûr pas être réduite à sa contribution monétaire, la bonne vieille institution britannique a eu l’idée originale de créer un "Earth Index" (Indice de la Terre) faisant exister aux yeux des investisseurs cette ressource inestimable.

Pour Neil Nightingale, directeur créatif de BBC Earth (dont le nom de famille veut dire "rossignol" !) , il était en effet important d’accomplir cette démarche pour remettre la nature au cœur du débat économique et mieux apprécier l’impact à long terme des variations de ce capital naturel. Il explique :

"Ces chiffres écrits noir sur blanc font écho aux chiffres d’affaires annuels des groupes qui réussissent le mieux au monde - Apple, General Motors, Nestle ou Bank of China -, bien dérisoires en comparaison de l’apport financier des actifs de la nature à l’économie mondiale."

Pour créer cet indice un peu spécial, BBC Earth a travaillé avec le spécialiste de l’environnement Tony Juniper et le Centre de contrôle pour la préservation de la planète, un programme environnemental des Nations Unies. Juniper explique :

"Nous avons recensé tous les chiffres et les études disponibles pour pouvoir trouver des chiffres comparables aux listings des compagnies cotées en bourse et nous avons décidé de choisir la valeur financière créée chaque année."

Un travail similaire, publié dans la revue "Nature" en 1997, concluait - déjà - à une valeur totale de la biosphère (pour la plupart non prise en compte par le marché) de 33 trillons (milliards de milliards) de dollars, soit le double du PNB mondial de l'époque ! Pour leurs auteurs,

"Le service rendu par les écosystèmes et le capital naturel qui les produit sont indispensables au fonctionnement des systèmes supportant la vie sur la Terre. Ils contribuent en effet directement et indirectement au bien être de l’humanité."

Morceaux choisis de l’Earth Index.

# Récifs coraliens : 8,2 trillons d’euros

La barrière de corail de la Nouvelle-Calédonie.  (AFP PHOTO MARC LE CHELARD)

Ils procurent une protection vitale contre les tempêtes et permettent le développement d'une importante industrie du tourisme. En outre, ils capturent et stockent le carbone et servent de nurserie aux jeunes de nombreuses espèces de poissons.

# Abeilles : 143,3 milliards d’euros

Une abeille collecte le pollen sur un tournesol, 18 septembre 2015 à Dresde, en Allemagne. (AFP / DPA / ARNO BURGI)

Les abeilles sont vitales pour la pollinisation des récoltes, dans le monde entier. En Californie, région productrice de 80% des amandes de la planète, les récoltants doivent louer des ruches, qui viennent parfois de loin par avion. Dans le comté de Maoxian, au Sechuan, les fermiers chinois, qui ont perdu leurs abeilles dans les années 80, sont à présent obligés d’effectuer eux-mêmes cette tache !

# Vautours : 2,16 milliards d’euros

Un vautour dans la région de the Magaliesburg, en Afrique du Sud, le 15 septembre 2015. (AFP /MUJAHID SAFODIEN)

Leur déclin brutal en Inde a mis en lumière le service vital qu’ils procuraient en nettoyant et faisant disparaître les carcasses animales. Si elles ne sont pas éliminées, ces charognes pourrissant au soleil présentent un risque sanitaire important pour les populations locales.

# Castors : 675 millions d’euros

Deux castors en Amérique du nord, au Smithsonian National Zoo le 29 août 2012 à Washington D.C.  (Allison Shelley / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Grâce aux barrages qu’il contribue à construire, chaque castor vaudrait 108.500 euros. Car ces infrastructures naturelles réduisent les risques d’inondation, augmentent les capacités de stockage de l'eau et améliorent sa pureté.

Dominique Nora
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MessageSujet: Re: Quelques études intéressantes...   Lun 23 Jan - 14:33

Biodiversité, une étude montre que les pesticides sont plus nocifs qu’anticipés
Sébastien Arnaud

Si l’on savait que les pesticides néonicotonoïdes ont des effets néfastes sur les abeilles, un travail universitaire commandé par Greenpeace montre que les conséquences sont plus néfastes qu’anticipées. En plus des abeilles, « de nombreuses autres espèces animales, notamment de bourdons, de papillons, d'oiseaux et d'insectes aquatiques » sont en danger.

Les abeilles ne sont pas les seules menacées par les pesticides néonicotinoïdes. L’ONG Greenpeace vient de publier les résultats d’un travail universitaire commandé à l’université du Sussex. « Deux scientifiques indépendants ont ainsi analysé des centaines d'études et les ont compilées en un seul et même rapport. Ce rapport dresse un tableau de la situation bien inquiétant : les néonicotinoïdes représentent un grave danger non seulement pour les abeilles mellifères, mais aussi pour de nombreuses autres espèces animales, notamment de bourdons, de papillons, d'oiseaux et d'insectes aquatiques » avance le communiqué de l’association.

Alors que des études sur les effets sur les abeilles de quelques pesticides avaient poussé en 2013 l’Union européenne à interdire en partie plusieurs d’entre eux. Mais, avance Greenpeace, les conséquences sur la biodiversité sont beaucoup plus importantes que prévu. « Certaines espèces de bourdons sont déjà en déclin, voire en train de disparaître. (…) Les données disponibles pour d'autres espèces sont tout aussi préoccupantes. De nombreuses espèces de papillons, de coléoptères et d'oiseaux insectivores, tels que les moineaux et les perdrix, entrent en contact avec les pesticides, directement ou par le biais de la chaîne alimentaire. Les insectes aquatiques peuvent aussi être exposés aux néonicotinoïdes par le biais de la lixiviation des sols agricoles, des poussières générées par le semis et les pulvérisateurs, et des systèmes d'irrigation des serres. Ces substances toxiques s'immiscent partout dans notre environnement, et pas seulement dans les champs » liste le texte.

En fin de communiqué, l’ONG défend les principes de l’agriculture écologique qui n’a pas d’incidence sur les pollinisateurs. Pour les militants, « le déclin des pollinisateurs n'est qu'un symptôme de l'échec de l'agriculture industrielle, qui aggrave la perte de biodiversité, détruit les zones de butinage et se dope aux produits chimiques toxiques » quand de l’autre côté « l'agriculture écologique préserve la biodiversité car elle n'utilise pas de pesticides chimiques ou d'engrais de synthèse. Elle renforce la résilience globale de nos écosystèmes. De nombreux agriculteurs européens, hommes et femmes, sont prêts à changer leurs pratiques agricoles, mais ils sont pris au piège du système industriel. »

En savoir plus sur http://www.rse-magazine.com/Biodiversite-une-etude-montre-que-les-pesticides-sont-plus-nocifs-qu-anticipes_a2033.html#cwXm8Lk2kEbw5c5F.99
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