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 Seconde mission humanitaire au Mali

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jean-paul



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Date d'inscription : 26/02/2012
Localisation : soudan 79800

MessageSujet: Seconde mission humanitaire au Mali   Mar 24 Avr - 21:57


MISSION HUMANITAIRE APICOLE AU MALI

Du 18 septembre au 3 octobre 2011, j'ai effectué ma seconde mission humanitaire apicole au Mali au profit de l'association APIFLORDEV.

Ma mission était la suivante:

La 1ère semaine:
• installer les mielleries dans les trois villages de N' Garadougou, N' Golobougou et Kemekafo
• apprendre aux moniteurs et aux apiculteurs résidents à se servir des machines pour effectuer l'extraction du miel
• visiter les ruchers écoles ainsi que les ruchers villageois
La deuxième semaine :
• Le président d'Apliflordev m'a rejoint au Mali pour réaliser l' audit dans les trois communes . Je l'ai aidé dans sa tâche pour la partie apicole.

Première semaine:

Je suis arrivé à Bamako le dimanche 18 septembre à 20H, heure locale ( heure de Paris, moins 2 heures). Bamako est une grande ville de deux millions d'habitants.

Moussa Mariko m'a accueilli; il est chef de projet malien. Nous nous sommes connus lors de mon premier séjour au Mali. Après avoir rempli les formalités d'usage, nous nous sommes rendus chez lui, à Bamako. Au passage, nous nous sommes arrêtés chez Mamadou Diakité, président de l'union des coopératives apicoles du Banico.


Suite aux évènements du printemps dernier, tous les humanitaires français ont été rapatriés. Je suis le premier à revenir depuis les troubles. Mon arrivée est la bienvenue. Mamadou exprime sa joie et me dit que les villageois sont heureux et impatients de ma visite.

Après une nuit passée chez Moussa, nous partons à 6 H du matin vers Dioïla, à 190 km de Bamako. Nous utilisons le 4 x 4 acheté pour le projet. Jusqu'à Fana, à une centaine de kilomètres environ, la route est bitumée; ensuite, nous voyageons sur une piste en latérite. Il faut respecter la plus grande prudence : les routes sont en mauvais état et les véhicules, très dégradés, roulent vite, soulevant des nuages de poussière.

A notre arrivée à Dioïla , vers 9 H, nous allons au centre de stockage du miel, bâti en 2010. Le bâtiment a été construit en terre , avec voûte nubienne. Je prends des photos de ce bâtiment qui a beaucoup souffert à la saison des pluies; ces photos seront transmises au chef de projet français qui réside au Togo depuis les évènements du début de l'année .




Pour la suite de ma mission, je dois me préoccuper des consignes strictes de la sécurité. Je dois être accompagné en permanence d'un garde en arme; je dois aussi pouvoir être joint à tout moment par l'ambassade de France à Bamako. Les déplacements de nuit sont interdits.

Avec Moussa, nous rencontrons , le sous- préfet de Dioïla et le commandant de la garde nationale . J'aurai donc à mes côtés, pour toute la durée de la mission, un adjudant de la garde nationale armé d'un fusil d'assaut. Il sera chargé de ma sécurité . Nous passons à la caserne pour aller chercher l' adjudant Mariko. Il ne nous quittera plus pendant toute la durée de la mission.

Visite à N' Golobougou
Nous nous dirigeons vers N'Golobougou, distant de 80km par piste. La piste est en bon état et nous roulons aisément. A notre arrivée, vers midi, nous sommes accueillis par Oumar Bakayoko, apiculteur résidant et ses deux moniteurs. Nous nous installons et resterons ici pendant deux jours. J'ai hâte d 'être conduit à la miellerie; elle est à un kilomètre de notre hébergement. Elle est identique à celles des deux autres communes que je connais bien. Les apiculteurs résidents des trois communes sont présents et assisteront aux installations des trois salles d'extraction Le matériel est sur place mais il n'est pas encore installé. C'est du matériel neuf, en inox, livré par les établissements " Apiculture d'Auvergne". Il comprend : un extracteur douze cadres avec moteur de 70W à variateur manuel, un bac à désoperculer, un pressoir à opercules et 4 maturateurs de 200kg; le tout est de très bonne qualité. Je fais installer le matériel et fixer l'extracteur sur une palette. Je constate que les seaux à miel ne sont pas prévus, le support des maturateurs non plus, ainsi qu'un fût pour recevoir les opercules de cire. Il faut également modifier le bac à désoperculer. Tout est installé à 15 H et en état de fonctionnement. Je commence une démonstration et décide de récolter du miel le soir même , à la nuit pour pouvoir l'extraire le lendemain matin.
Ensuite, nous visitons le rucher école, sans ouvrir les ruches, ce qui ne serait pas bon pour elles en plein jour (ni pour nous à cause des piqures). J' observe que le rucher est bien tenu, cependant toutes les ruches ne sont pas occupées. Pour la saison prochaine, il faudra augmenter le cheptel. Obligation est de quitter le rucher : les abeilles ne nous supportent plus et nous suivent jusqu'à la miellerie.
Vers 18H30, la chaleur est encore importante; nous avons très chaud sous les tenues et ainsi, nous nous dirigeons vers un rucher villageois en brousse. La nuit tombe vite. Nous récoltons peu de miel et les abeilles sont irascibles; notre récolte se limite à une dizaine de ruches dont nous extrairons le miel le lendemain.
A la miellerie , le lendemain, nous sommes attendus par les villageois et le maire de N' Golobougou qui me souhaite la bienvenue. C'est un homme jeune et dynamique. Sa commune est composée de 23 villages et d'environ 22000 habitants. Je mets en œuvre le matériel pour une démonstration .. Quelques minutes après la mise en route de l' extracteur, le miel commence à couler devant l'émerveillement général.
Le miel ainsi extrait est très bon et d'excellente qualité. Les récoltes prochaines pourront rivaliser avec les miels d'Europe, pour leurs saveurs et leurs qualités. Monsieur le Maire et les apiculteurs manifestent leur satisfaction et me remercient pour le travail réalisé chez eux. Ils disent qu'ils sont conscients de l'effort que représente la séparation d' avec ma famille, pour venir apporter mon aide auprès d'eux et leur faire partager mes connaissances.
Le rappel des mesures d'hygiène, dans les mielleries et pour le conditionnement en pots, fait partie des consignes indispensables. J' explique également l'utilisation du réfractomètre, appareil qui sert à mesurer l'humidité du miel.

C'est en début d'après midi que nous quittons N'Golobougou en direction de Kémékafo, distant de 25 km par piste. Les pluies diluviennes ont rendu les pistes impraticables; pour rejoindre Kémékafo, nous allons devoir repasser par Dioïla et N' Garadougou. Ce détour augmente le trajet; la distance est de 90 km. Nous traversons alors N'Garadougou , là où j'ai enseigné une formation en octobre et novembre 2010. Le logement dans lequel j'ai vécu pendant cette période est occupé par l'apiculteur résident. La saison des pluies a endommagé le mur d'enceinte; le local - toilettes est à moitié écroulé. Près de la place du marché, nous avons retrouvé Hawa, une femme Peul, qui vient là chaque jour pour vendre sa production d'arachides, lait et beurre de karité. Notre retour la réjouit; elle s'inquiète de savoir où sont maintenant Camille et Lorris. Ce jeune couple de VSI aurait dû résider à N'Gara pendant 3 ans si les évènements du printemps dernier n'étaient pas venus troubler le projet et obliger les autorités à prendre une décision de rapatriement. Loris et Camille ont été appréciés par les villageois. Avant mon départ , le 17 septembre, je les ai revus à Paris. Ils m'ont alors remis des photos pour les villageois; Je remets à Awa quelques photos et du courrier donnés par Camille et Lorris .
Notre route continue en direction de Kémékafo.

Visite à Kémékafo:
Ce village compte 30000 habitants, dispersés sur 32 villages. La piste est inondée et en mauvais état. , En fin d'après midi, Solémane Coné nous accueille avec deux moniteurs. Solémane est apiculteur résident.
Après le déchargement du 4x4, nous visitons la miellerie, à 500 m de l'hébergement. Le matériel est mis en place rapidement. La visite du rucher- école, proche de la miellerie, révèle une bonne tenue de l'endroit. Après quelques prises de vue, l'orage qui monte nous oblige à rentrer rapidement et à fuir les abeilles qui nous agressent. Effectivement, l'orage a été violent, ce qui ne nous empêchera pas d'aller récolter du miel après le repas du soir, pour l'extraction du lendemain matin. Les abeilles sont terriblement agressives ; nous recevons de nombreuses piqûres. Comme à N'Golobougou, nous procédons à l'extraction, en présence des apiculteurs , du maire et du chef du village. Le maire nous invite à la réception donnée le lendemain, 22 septembre à la mairie; ce jour là est jour de fête, la fête de l'indépendance au Mali. En regagnant les villages pour visiter les ruchers, nous bénéficions d'un bon accueil de la population, habitants et apiculteurs. Les visites des ruchers, l'après midi, nous montrent des ruchers bien implantés. La production est maigre. Certaines ruches ont été désertées. Ces deux problèmes, insuffisance de miel et désertion des abeilles, s'expliqueraient par une mauvaise orientation des ruches et par le manque d'ombrage.
Le matin du 22 septembre, nous répondons à l'invitation du maire, en nous rendant à la mairie, où le conseil municipal ,avec son premier magistrat nous attendent . Après les salutations d'usage, je suis sollicité pour parler de la mission mise en œuvre auprès des apiculteurs et pour dire quelques mots sur l'indépendance. La radio locale est présente et enregistre mon message que j'ai traduit en plusieurs points: la mission, mon deuxième séjour au Mali, l'indépendance du Mali. Je termine par: "je suis très heureux d'être parmi vous en ce jour qui commémore l'indépendance que le Général de Gaulle a souhaité rendre au peuple malien. Je partage le souhait de voir tous les peuples libres". Les applaudissements du conseil municipal ont ponctué mon intervention, suivie évidemment de la photo souvenir prise sur les marches de la mairie.

Visite à N'Garadougou
Nouveau départ en direction de N'Garadougou par la piste: encore 40 km. J'affectionne ce village dans lequel j'ai vécu de la mi - octobre à la fin novembre 2010. Cette commune comprend dix agglomérations et environ 12000 habitants . Là, je connais les villageois; avec André ROMET nous y avons formé une quarantaine d'apiculteurs. Accompagné de Moussa et de mon garde du corps, je rends visite au chef du village. Je lui offre sa photo agrandie et encadrée. Il est sensible à ce geste pour lequel il me remercie; il exprime de la gratitude pour la pensée que j'ai eue à son égard en France et me souhaite la bienvenue. Je l'invite à assister à la présentation du matériel de miellerie l'après midi même.
Dans le logement que j'ai quitté l'an dernier, habitent Kouadio Binger et sa compagne Angèle. Ils résident là depuis quelques semaines. Les deux moniteurs formés l'an dernier sont également présents. Il nous faut peu de temps pour installer la miellerie, distante de 300 m du logement de la mission, grâce à l'esprit vif des apiculteurs et à leur rapide compréhension. Le chef du village vient sur place apprécier la mise en place des machines. Il paraît satisfait de l'organisation. Après quelques photos dans la miellerie, nous allons visiter le rucher école. L'observation est : bonne implantation des ruches; elles sont toutes peuplées; les abeilles n'ont pas déserté. A la fin de la visite, nous devons rentrer précipitamment en raison d'un gros orage qui durera trop longtemps pour que nous puissions récolter. L'activité récolte est remise au lendemain.
Avec Moussa, nous demandons qu'une réunion ait lieu avec les apiculteurs résidents. Ensemble, nous décidons de faire un déplacement à la scierie de Dioïla, le lendemain matin, pour acheter des chevrons qui serviront de supports aux maturateurs. Nous avons observé le même manque de supports dans chacune des trois mielleries.
Nous partons de bon matin, aux environs de 7 H30, Moussa , Solémane, le garde du corps et moi- même, en direction de Dioïla. Cette ville est à 18 km de N' Gara. C'est la préfecture du département (cercle de Dioïla). Il nous faudra la matinée pour faire découper chevrons et planches et acheter des pointes et des boulons. A notre retour, vers midi, nous remontons à la miellerie où là, j'ai la joie et la surprise d'être accueilli par tous mes anciens élèves, ceux de 2010. Je suis à la fois heureux et ému de cet accueil. Même la petite Maya est là avec sa maman. Cette petite fille de 11 mois est née le jour de notre arrivée en octobre 2010. Ses parents nous avaient demandé de choisir son prénom. Nous l'avons prénommée " Maya". Cette enfant est mignonne; elle est éveillée; elle est en bonne santé. J'avais apporté un petit cadeau pour Maya et les photos que j'avais prises de l'enfant et de ses parents. Je remets aussi des photos aux autres stagiaires et je leur distribue celles que Camille et Loris m'ont demandé de transmettre. J'adresse un petit discours de remerciement. Les anciens élèves m' offrent une statuette, pour exprimer leur gratitude et leur joie de me voir revenir chez eux, pour continuer avec eux le projet commencé l'année dernière.
Après ce moment de joie, la démonstration des machines commence à la miellerie, accompagnée de photos. Le rendez vous est pris avec les apiculteurs pour le lendemain, début de l'extraction. Quant à nous, nous installons les maturateurs sur leurs supports. Le temps étant redevenu clément, nous allons récolter le miel, en vue de l'extraction du lendemain. Les abeilles sont agressives et nous recevons de nombreuses piqûres.
La première semaine va se terminer, nous sommes vendredi et le lendemain, samedi, le président d'Apiflordev, Alain du Chaxel arrive à Bamako. Il vient pour continuer la deuxième partie de cette mission.
Nous partirons tôt pour aller le chercher à l'aéroport. Les apiculteurs résidents effectueront seuls l'extraction du miel; ils savent maintenant utiliser le matériel.

Samedi 24 septembre: après un réveil difficile vers 5 H 30 , nous partons , Moussa, le garde du corps et moi- même en direction de Bamako où nous arrivons vers 10H. Le trajet a été facile, sans embuche. Les commerces sont ouverts. Nous allons pouvoir effectuer les achats de matériel manquant dans les mielleries: les seaux à miel, les bidons à cire, les rallonges, les prises de courant et un humidificateur pour le centre de stockage.
Le 4x4 a besoin d'un bon nettoyage, après une semaine de brousse. Nous le confions à une station service qui va réaliser ce travail. C'est à 15H que nous arrivons chez Moussa. Là, nous profitons des équipements sanitaires de sa maison pour prendre une bonne douche; il fait également très chaud à BAMAKO. Nous allons pouvoir nous reposer jusqu'au soir avant d'aller chercher Alain à l'aéroport. Son avion est prévu vers 20H. Nous sommes à l'heure au rendez vous , pour l'accueillir, malgré les embouteillages à cette heure ci. Nous passons tous la nuit chez Moussa avant d'entamer notre semaine de travail qui sera bien différente de la précédente.

Deuxième semaine:
Nous nous déplacerons en 4x4; nous devons charger le matériel dont nous aurons besoin (matelas, effets personnels, eau en bouteilles... ). C'est chez Mamadou Diakité que nous allons en premier. Il est le président de l'union des coopératives . Ensuite, nous rendons visite à M. le Député, M. Konimba Sidibé, qui nous aide beaucoup pour le projet. Puis, nous allons rencontrer le président de l'ADAM ( association de développement apicole du Mali). Cette association aide à l'installation des apiculteurs, elle vend et fabrique du matériel apicole. Elle a sollicité l'aide d'Apiflordev; elle souhaiterait une aide à la formation pour ensuite pouvoir bénéficier du soutien de l'état malien. Les membres de l'ADAM exposent clairement leur projet et paraissent bien motivés pour le conduire à terme. Alain du Chaxel va étudier la demande.
Nous quittons Bamako pour aller à Dioïla . Là , nous rendons visite au préfet qui nous souhaite la bienvenue et adresse ses remerciements pour l'aide apportée au développement de l'apiculture.
Arrivés à N' Garadougou vers 18H, nous visitons la première miellerie; Alain estime que l'installation réalisée est très satisfaisante. L'audit va pouvoir commencer .
Le lundi 26 septembre nous commençons la journée par une réunion explicative sur la nécessité d'une évaluation, les items dégagés et les moyens mis en œuvre pour l'audit .
Nous passerons une journée et demi dans chaque commune pour :
• Evaluer l'état du patrimoine immobilier du projet
• Visiter environ 180 ruches dans les trois communes et leur rucher école
• Réunir et animer une réunion de chacune des trois coopératives apicoles
• Réunir et animer une réunion des conseils d'administration des trois coopératives
• Réunir l'apiculteur résident et ses deux moniteurs dans chaque commune
• Evaluer chacun d'entre eux sur les micro projets qu'ils ont en charge
• Faire le point avec le chef de projet malien sur la commercialisation du miel, et l'union des coopératives
J'aiderai Alain dans ce travail pour ce qui concerne la partie apicole. Cette deuxième semaine sera également intense.
Nous avons visité les trois communes, nous sommes passés dans des villages typiques et très accueillants, pour y rencontrer les apiculteurs. Les déplacements se sont faits en 4x4 ou en moto selon que les chemins soient praticables on pas, en raison de la saison des pluies. Nous étions toujours accompagnés de notre fidèle garde du corps.
Les formations ont été en générale bien assimilées par les apiculteurs. Les ruches qui ont été fabriquées sont en place et pour la plupart sont peuplées. Nous constatons, dans certains villages, de nombreuses désertions de colonies sur les ruches Vautier en ciment. Quelques apiculteurs ont construit, de leur propre initiative, avec du bois de récupération, des ruche modernes à cadres pour agrandir leur cheptel. Dans certains villages, les ruches sont mal placées, pas assez à l'ombre et peu accessibles pour récolter. Dans chaque commune, lors de la réunion des apiculteurs, l'aménagement des ruchers a été réexpliqué aux élèves.
A l'issue des visites, le dimanche 2 octobre, nous avons effectué la synthèse de l'audit des trois communes et nous avons regagné Bamako.

Ces deux semaines intensives, passées au Mali, ont été très profitables pour le projet et pour les apiculteurs maliens: les mielleries ont été installées et ont fonctionné. Les problèmes constatés lors des formations et de l'audit ont été réglés ou sont en voie de l'être. Cette mission était nécessaire pour la bonne continuité du projet.
Personnellement j'ai apprécié la première semaine du séjour avec la mise en place du matériel et la récolte du miel. L'extraction du miel a apporté beaucoup de joie aux apiculteurs maliens. Voir couler le miel correspondait bien à l'aboutissement de leurs efforts d'apprentissage.
La deuxième semaine m'a personnellement permis de découvrir, aux côtés d'Alain, comment organiser un audit. J'ai compris quels sont les items qui doivent se dégager dans une évaluation.
Cette mission m'a permis de découvrir les trois communes concernées par le projet. J'ai pu rencontrer tous les apiculteurs résidents et les moniteurs .
Du 14 novembre au 12 décembre 2011, je vais repartir au Mali pour la troisième fois. C'est dans la commune de N' Golobougou, que je vais assurer une mission de formation .

JP VIELLARD
Formateur à APIFLORDEV

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pigeon79



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MessageSujet: Re: Seconde mission humanitaire au Mali   Dim 20 Mai - 16:01

Magnifique mission, quelques petites photos auraient agrémenté nôtre lecture très instructive, merci Jean-Paul.
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jean-paul



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MessageSujet: Les photos arrivent (bientot )   Lun 21 Mai - 22:19

Bonjour Pigeon 79 . Les photos ainsi que le récit de ma 3éme misson arrivent .Mais il me faut un peu de temps . La 4éme mission prévue au mois de juin est annulée compte tenu de la situation .Cela ne s'améliore pas,je viens de lire que aujourd'hui les manifestants ont tabassé le président en exercice et l'ont envoyé à l'hopital .
cordialement JP
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pigeon79



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MessageSujet: Re: Seconde mission humanitaire au Mali   Mar 22 Mai - 7:10

Bonjour Jean-Paul, dommage pour la 4ème misssion, tu as des nouvelles sur ce que tu as mis en place au Mali! sur le personnel formé, le matériel, l'existance des lieux des locaux, les villages etc...
cordialement, Patrick.
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jean-paul



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MessageSujet: mission Mali   Mer 23 Mai - 11:49

Je corresponds toujours par internet avec les 3 apiculteurs résidents (1 dans chaque village ) Le projet suit son cours la 3éme session de formation est en préparation et je pense bien repartir en octobre novembre . Le projet était sur 3 ans. Dans les villages la situation n'a pas changé et tout se passe comme avant le coup d'état .Par contre je n'ai plus de nouvelles de Moussa MARIKO le chef de projet malien qui lui est un politique .
Cordialement JP
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